La HAS recommande l'utilisation de la réalité virtuelle dans la phase chronique après un AVC


La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié le 2 juillet dernier des premières recommandations sur la rééducation des AVC pour la phase dite chronique, soit à partir de 6 mois après la survenue d'un accident vasculaire cérébral (AVC).


En France, l’accident vasculaire cérébral (AVC) touche chaque année 150 000 personnes, et est la première cause de handicap acquis chez l’adulte. Ses séquelles ont longtemps été considérées comme irréversibles. Pourtant, la rééducation des fonctions motrices et cognitives poursuivie sur le long terme peut améliorer la qualité de vie des patients. La HAS a donc passé en revue de manière exhaustive l’ensemble des méthodes de rééducation pour indiquer si elles sont recommandées ou non.


Amélioration de la fonction motrice


La HAS recommande la rééducation motrice des membres supérieurs et inférieurs par des méthodes thérapeutiques pratiquées manuellement ou avec des instruments ainsi que des programmes d’activité physique, notamment des exercices physiques et de la marche.


Dans ce cadre, la HAS recommande l'utilisation de la réalité virtuelle. Il est indiqué dans la synthèse des recommandations que"l’utilisation de la réalité virtuelle est recommandée en complément d’une autre méthode de rééducation motrice pour améliorer la fonction motrice des membres supérieur et inférieur à la phase chronique de l’AVC".


Elle précise en revanche que d’autres techniques comme la rééducation assistée par robotique ou la balnéothérapie ne peuvent actuellement pas faire l’objet de recommandations.


Rééducation cognitive


Pour la rééducation cognitive, la HAS indique que l’apprentissage de mesures de compensation, grâce à des aides internes ou externes (listes, agendas, alarmes, aides humaines, etc.) et l’acquisition de compétences d’adaptation, font partie du processus de rééducation. En complément, la HAS recommande la pratique d’une activité physique dite « aérobie », c’est-à-dire peu intense mais maintenue, notamment dans le but d’améliorer la vitesse de traitement des informations.


Concernant le traitement des troubles de la communication et notamment de l’aphasie, la méthode de stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) et la rééducation informatisée du langage accompagnée d’un thérapeute sont recommandées. L’implication de l’aidant ou du partenaire par l’information et l’éducation thérapeutique est également indiquée.


En revanche, la HAS indique également que l’état actuel des connaissances scientifiques ne permet pas de recommander les méthodes telles que l’acupuncture ou la musicothérapie.


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